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Les travailleuses du sexe font face à des escrocs qui effectuent des virements différés pour ensuite les annuler, causant un sentiment de trahison et d'insécurité. L'article met en lumière la vulnérabilité de cette communauté face à cette problématique.
Clémence, une travailleuse du sexe expérimentée, a été escroquée par l'un de ses clients réguliers qui a utilisé un virement différé pour annuler le paiement après la réalisation de la prestation sexuelle. Cette pratique frauduleuse se répand de plus en plus dans le secteur, suscitant l'inquiétude de l'association UTSOPI qui défend les droits des travailleurs du sexe.
L'avocat pénaliste, Maître Laurent Levi, a constaté plusieurs cas similaires où des clients escrocs font des virements pour les annuler après la prestation sexuelle.
L'avocat explique : "j’ai à ma connaissance, six travailleuses du sexe qui sont venues me voir ces derniers mois pour des faits similaires. C’est souvent le même procédé : au début, ce sont des clients exemplaires. Pendant un ou deux services, tout se passe bien puis le client revient et prétexte de devoir faire un virement à cause d’un manque de liquidités. Il fait le virement et montre la preuve aux prostituées, sauf que c’est un virement différé et il l'annule après la prestation sexuelle. En général, il en profite pour demander un service plus important : comme une nuit à l’hôtel, etc."
La prostituée se rend compte bien plus tard qu’il s’agit d’une supercherie et ne peut plus revenir en arrière.
La vulnérabilité de ces travailleuses face à ces pratiques est alarmante, et la récupération de leur argent perdu se révèle souvent difficile.
Déterminée à lutter contre cette escroquerie, Clémence a décidé de porter plainte contre son client. Son avocat, Laurent Levi, plaide en faveur d'une considération éthique et juridique équitable pour les travailleuses du sexe, soulignant que le non-respect du contrat de prostitution peut être assimilé à un viol.
En effet, selon l'avocat, le travailleur du sexe et le client sont liés par un contrat de prostitution. Dès lors, toute supercherie de la part du client qui aboutirait à une pénétration sexuelle non consentie équivaut à un viol.
Dans le cas de l'arnaque au paiement différé, l'avocat Laurent Levi plaide que les travailleurs du sexe perdent leur consentement, car il n'y a plus de paiement. Or, c'est précisément contre paiement que le travailleur du sexe accepte la relation sexuelle. Si la prostituée savait qu'elle n'aurait pas été payée, elle n'aurait jamais accepté le rapport sexuel. Il y a donc à la suite de l'annulation du paiement une pénétration sexuelle contre sa volonté, c'est un viol !
Cependant, le droit belge ne prévoit pas encore de dispositions spécifiques pour protéger ces travailleuses, nécessitant ainsi une meilleure prise en compte de leurs droits.
La pandémie a contraint de nombreuses travailleuses du sexe à suspendre leurs activités, les rendant davantage vulnérables aux escrocs. L'association Utsopi plaide pour l'octroi d'un statut protecteur pour ces travailleuses, afin de les aider à lutter contre ces pratiques malhonnêtes.
Malgré le courage de celles qui portent plainte, la pratique actuelle montre que ces démarches aboutissent rarement. Les travailleuses du sexe ont besoin d'un avocat spécialisé pour faire valoir leurs droits et obtenir justice face à ces escroqueries insidieuses.
Dans le cas de Clémence, elle aura finalement obtenu gain de cause et le client escroc a été condamné pour escroquerie et viol.
Clémence a été en outre indemnisée financièrement.
Le compte rendu médiatique de son procès est consultable via : Clémence, prostituée à Mons, traîne son client mauvais payeur devant le tribunal: il est condamné pour viol (sudinfo.be)
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L'article original tel que rédigé par le journaliste Giraud Adrien est consultable sur le site de La DH/Les Sports via : Les travailleuses du sexe à la merci des escrocs: "Les clients font des virements différés et puis les annulent, on se sent trahies" - La DH/Les Sports+ (dhnet.be)
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