Cyberharcèlement et campagne de lynchage sur les réseaux sociaux contre un vétérinaire : un procès révèle des accusations graves.
A la suite de l'euthanasie, une mère et sa fille sont accusées d'outrage, d'injure, calomnie et harcèlement
envers le vétérinaire de l'Afsca. Selon le procureur, elles se sont livrées à une véritable "campagne de lynchage" via les réseaux sociaux qui correspond à un
cyberharcèlement grave. Elles l'ont ainsi qualifié de "pourriture, assassin, monstre, etc"...
La dynamique du harcèlement s'emballe et le vétérinaire est insulté et menacé pour un nombre important de personnes jusqu'à recevoir des menaces à son domicile.
Les propos violents sur les réseaux sociaux (Facebook, Messenger, etc.) ont été dirigés contre le vétérinaire qui effectuait une mission légale pour le compte de l'AFSCA, une administration fédérale.
L'avocat du vétérinaire a souligné l'utilité
publique du travail de l'inspecteur vétérinaire. Les accusées quant à elles ont prétendu ne pas réaliser l'ampleur de leurs actions et de leurs conséquences. Elles continuent d'exprimer toute leur incompréhension puisque les deux petits chiots Poméraniens avaient été vaccinés contre la rage en Ukraine et cette vaccination avait été confirmée par un vétérinaire. Belge.
Durant le procès, le procureur du roi, Éric Delhaye, hausse le ton.
« Vous vous êtes acharnées à pourrir la vie d’une personne qui n’a fait que son travail ». Vu la durée de la période infractionnelle, qui est de plusieurs semaines, le procureur parle de harcèlement. «
Ce n’est pas à vous de faire justice et la justice n’est jamais synonyme de vengeance ! », conclut-il.
Le parquet a requis, une
peine d'emprisonnement
et une amende de
plusieurs milliers d'euros. Pour l'accusée il s'agit d'une trop élevée : « Mais c’est une somme énorme que je ne saurai jamais payer avec mon salaire. J’ai déjà fait un crédit pour acheter ces chiots », dit-elle.
Dossier de l'euthanasie de chiens ukrainiens : euthanasie illégale et disproportionnée, car d'autres alternatives existaient.
Lorsqu'elles ont appris le risque d'euthanasie, elles ont constitué un dossier. L'avocat des accusée, Maitre Laurent Levi, rappel que
Selon la loi, il y avait deux autres possibilités avant de recourir à l'euthanasie : le
renvoi de l'animal
dans son pays d'origine ou
son isolement le temps de remplir les formalités administratives et médicales de régularisation. la loi justifie l'euthanasie à une seule et unique condition : qu'il n'existe aucune autre solution intermédiaire.
L'AFSCA avait l'obligation d'exploiter les autres alternatives de sorte que
l'euthanasie a été pratiquée illégalement.
L'avocat des accusées,
Maitre Laurent Levi, affirme que ces options n'ont pas été envisagées par l'AFSCA avant de prendre la décision d'euthanasier les deux loulou de Poméranie. Il démontre sur base de la loi que l'euthanasie était illégale et disproportionnée. Il a ajouté que l'AFSCA a utilisé dès le départ l'euthanasie comme un chantage et une mesure de sanction.
Le comportement du vétérinaire et de l'AFSCA est plaidé comme
contraire à la loi et constitue une
atteinte au bien-être animal.
Selon l'avocat Laurent Levi, les accusées doivent bénéficier d'une
circonstance atténuante. La demande de la défense est une suspension du prononcé à titre principal et subsidiaire une suspension probatoire.
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Ce texte est un résumé de l'affaire. Les média en parle :